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UE-Mercosur

À la fin de 1995, l’Union européenne (UE) a amorcé des négociations sur un accord de libre-échange (ALE) bilatéral avec le Mercosur (un marché commun entre l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay) en réaction au projet de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLÉA), encouragée par les États-Unis (ÉU).

L’ALE UE-Mercosur — que l’on pourrait nommer un accord interrégional ou plus précisément un accord bilatéral entre deux marchés communs — devait être conclu au mois d’octobre 2004. Mais les deux parties ne se sont pas entendues sur les offres finales de chacune. Entre autres, le Mercosur était insatisfait des dispositions concernant l’accès au marché agricole de l’UE tandis que cette dernière était insatisfaite des propositions du Mercosur concernant l’ouverture de son secteur des télécommunications et l’amélioration de la protection des indications géographiques européennes. Plus généralement, les observateurs ont mis la responsabilité de cet échec sur le manque mutuel de volonté politique.

Les discussions se sont terminées en 2005 et l’UE a prévu arriver à une entente d’ici 2006. Toutefois, la reprise des négociations a été mise sur la glace indéfiniment en raison de la résistance des pays sud-américains à ouvrir certains marchés et du rejet par l’UE des demandes de réduire les subventions à l’agirculture.

En 2010, les négociations ont repris et en juillet 2011 la 6e ronde de négociations s’est tenue à Bruxelles sans grands résultats.

dernière mise à jour : mai 2012


Bruxelles : quelques dizaines d’agriculteurs manifestent contre l’accord avec le Mercosur
Les éleveurs européens dénoncent le fait que leurs homologues sud-américains ne sont pas soumis aux mêmes contraintes sanitaires et de traçabilité
Malgré l’urgence, l’Europe préfère l’accord commercial UE-Mercosur à l’accord climatique de Paris
L’accord UE-Mercosur ou le nouveau monstre créé par les logiques de libre-échange telles que nous n’en voulons pas.
La société civile du Mercosur rejette l’accord avec l’UE
Les paysans et les écologistes européens sont loin d’être les seuls à s’opposer à l’accord UE-Mercosur : les syndicats, ONG, mouvements sociaux et intellectuels latino-américains le rejettent aussi fermement.
« On ouvre encore plus les portes à l’agrobusiness »
Le traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur entraîne une levée de boucliers de la part de nombre d’organisations non gouvernementales.
Les arguments dépassés des défenseurs de l’accord de libre-échange avec le Mercosur
L’augmentation de la production bovine en Amérique du Sud ne manquera pas d’accélérer la déforestation. Et quel est le sens de faire se croiser, au milieu de l’Océan, de la viande argentine et de la viande européenne voguant en sens inverse ?
Furieux de l’accord de libre-échange avec le Mercosur, les agriculteurs promettent des « actions de protestation tous azimuts »
De nombreux rassemblements étaient organisés pour dénoncer les profondes « distorsions de concurrence » que les agriculteurs craignent de subir avec l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur.
Le traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, un risque pour nos assiettes ?
Le Brésil épand toujours plus de produits phytosanitaires. D’après les données de vente enregistrées par les autorités environnementales brésiliennes, leur consommation a doublé en 10 ans.
L’accord Mercosur-UE fait aussi grincer des dents côté brésilien
Le Mercosur inquiète aussi au Brésil, où l’on craint l’impact sur une industrie moins compétitive que l’européenne et un recours excessif au "principe de précaution" visant les produits agricoles sud-américains.
UE-Mercosur : que contient l’accord jugé "inacceptable" par les agriculteurs français  ?
Un accord de libéralisation commerciale entre l’UE et les quatre pays du Mercosur (Argentine, Bresil, Uruguay et Paraguay) a été signé. Les agriculteurs estiment qu’il va les exposer "à une concurrence déloyale".
Les quotas de viande embarrassent la France dans les accords commerciaux
Alors que la France monte au créneau contre les quotas de viande prévus au sein de l’accord UE/Mercosur, elle programme dans le même temps la ratification du CETA, pourtant dénoncé par les producteurs de viande bovine.