Le PE soutient un libre accès au marché de l’UE pour quatre pays africains

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Eleveur de bovins. Madagascar. (Photo : Tom McShane)

Parlement Européen | 17-01-2013

Le PE soutient un libre accès au marché de l’UE pour quatre pays africains

Madagascar, l’île Maurice, les Seychelles et le Zimbabwe pourront accéder librement, en franchise de droits et de contingents, au marché de l’Union dans le cadre du premier accord de partenariat économique avec une région africaine, approuvé par le Parlement ce jeudi.

L’accord intérimaire de partenariat économique (APE) avec la région de l’Afrique orientale et australe va permettre aux quatre pays de vendre leurs biens (principalement le café, le sucre de canne et le tabac) dans l’UE sans droits ni contingents. En contrepartie, ils vont ouvrir progressivement leurs marchés aux exportations de l’UE sur une période de 15 ans.

Le Parlement a donné son approbation à l’APE, suite à un vote à main levée.

"Cet accord intérimaire, la première étape vers un accord final, devrait améliorer les conditions et favoriser l’intégration régionale à long terme. Les quatre pays y adhèrent pleinement, et je suis convaincu qu’il n’y a pas eu de pression de l’UE. Concernant le Zimbabwe, je suis d’accord avec le fait que l’APE final devra comprendre une règle contraignante sur les droits de l’homme, mais à ce stade intermédiaire, nous nous concentrons sur les questions économiques", a déclaré le rapporteur Daniel Caspary (PPE, DE).

L’APE devrait aider les quatre pays à intégrer l’économie mondiale, à promouvoir leur développement durable et à réduire la pauvreté. Les quatre pays ont également approuvé le fait de coopérer étroitement entre eux en vue d’encourager l’intégration régionale.

À l’heure actuelle, l’APE est le premier accord de ce type qui sera mis en œuvre, les quatre pays étant les premiers à satisfaire à toutes les étapes nécessaires.

Il a été appliqué provisoirement depuis le 14 mai 2012 mais doit encore être ratifié par les quatre pays africains et tous les membres de l’Union européenne pour pouvoir entrer en vigueur formellement.

Zimbabwe: préoccupations pour les droits de l’homme

Les députés ont accompagné leur approbation d’une résolution, adoptée également à main levée, qui souligne leurs préoccupations concernant "certaines politiques gouvernementales qui constituent une menace pour l’avenir des relations économiques entre l’Union et le Zimbabwe".

Ils condamnent les abus en matière de droits de l’homme et de libertés fondamentales au Zimbabwe, en particulier le harcèlement subi par les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les membres de la société civile.

Les députés craignent que le Zimbabwe ne soit pas être prêt pour un tel accord et soulignent que l’UE ne devrait jamais faire preuve de souplesse en matière de droits de l’homme. Selon certains députés, une règle contraignante sur les droits de l’homme devrait être incluse, même à ce stade intermédiaire.

Ils appellent la délégation de l’Union à Harare à proposer son assistance afin d’améliorer la situation des droits de l’homme dans la perspective d’élections pacifiques et crédibles "conformes aux normes que tout partenaire commercial de l’Union devrait respecter".

REF. : 20130115IPR05343