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Zone de libre-échange continentale africaine: les précieux atouts du Maroc

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Le360 | 22 février 2023

Zone de libre-échange continentale africaine: les précieux atouts du Maroc

Par Nabil Ouzzane

Comptant des entreprises solides et présentes presque partout en Afrique, une expertise avérée et une réelle stratégie Sud-Sud, le Maroc peut servir d’accélérateur fiable de la mise en place de la ZLECAf. Cet article est une revue de presse tirée du quotidien Les Inspirations Eco.

Agriculture, énergies renouvelables, secteur bancaire, télécoms, immobilier…Les secteurs dans lesquels le Maroc brille à l’échelle du continent sont nombreux. Partant, le Maroc peut servir de véritable levier à la mise en place de la tant attendue Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) avec ses plus d’un milliard de consommateurs, indique le quotidien Les Inspirations Eco dans son édition du mercredi 22 février.

«En effet, deux ans après son lancement, la ZLECAf tarde à se concrétiser sur le terrain, lit-on». En cause, l’éternel «manque de volonté politique» qui bloque la levée des nombreuses barrières tarifaires et autres obstacles au développement du commerce intra-africain, encore estimé à seulement 15% des échanges totaux du continent.

«Le Maroc est avant tout le premier investisseur africain en Afrique de l’Ouest et le deuxième investisseur africain sur le continent. Autrement dit, c’est l’un des pays dont les intérêts et les entreprises sont les plus répandus à travers l’Afrique, soit dans plus d’une trentaine de pays», souligne le quotidien. Et c’est ce qu’il faut, la ZLECAf ne pouvant être opérationnelle que si l’Afrique dispose de grandes multinationales africaines, qui produisent et exportent partout dans le continent. «C’est le poids et la contribution de ces champions africains qui pourront donner un coup de pouce aux échanges intra-africains. Actuellement, avec l’Afrique et l’Égypte, le Maroc est l’un des rares pays à compter des grands groupes nationaux qui ont réussi à s’exporter dans un éventail de domaines, hors de leurs pays».

La ZLECAf peine à se concrétiser et se renforcer, parce que les États africains n’ont presque pas grand-chose à échanger entre eux. «Les exportations africaines sont davantage constituées de matières premières, appelées à être transformées hors du continent, pour ensuite être revendues sur les marchés africains avec de la valeur ajoutée», rappelle Les Inspirations Eco. Si les pays africains transformaient eux-mêmes leur production et l’échangeaient entre eux, alors le niveau du commerce intra-africain allait automatiquement décoller. Le Maroc, grâce à son essor économique réalisé toutes ces dernières années, a réussi à faire émerger de nombreux secteurs. Il peut en cela servir de locomotive.

C’est le cas notamment de l’industrie agroalimentaire qui exporte annuellement 80 milliards de dirhams. «Et pourtant, l’Afrique y occupe encore une position marginale. Que dire si cette production était facilement exportable partout sur le continent grâce à la ZLECAf? A coup sûr, cela aurait permis de renforcer le commerce intra-africain», conclut le quotidien.


 source: Le360