Le traité de libre-échange CETA entrera bien en vigueur le 21 septembre

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L’Express | 14 septembre 2017

Le traité de libre-échange CETA entrera bien en vigueur le 21 septembre

(AFP) L’essentiel du Ceta, le traité de libre-échange UE-Canada, entrera en vigueur la semaine prochaine alors qu’une commission d’experts a rendu un avis critique.

Malgré les critiques émises par la commission d’experts mise en place par le gouvernement pour évaluer le traité de libre-échange Europe-Canada Ceta, ce dernier entrera bien en vigueur comme prévu le 21 septembre, vient d’annoncer Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État aux Affaires étrangères.

Des ONG et des agriculteurs appelaient à repousser l’échéance, renforcés par l’avis des experts qui ont regretté le "manque d’ambition" du traité sur le plan environnemental.

La FNSEA demande de nouvelles garanties
L’essentiel du Ceta doit devenir effectif au 21 septembre, en attendant l’approbation par les Parlements des membres de l’UE, alors qu’ils suscitent des craintes dans différentes secteurs, notamment une concurrence accrue entre secteurs agricoles et un affaiblissement des normes sanitaires et environnementales.

La FNSEA a notamment conditionné "l’application provisoire prévue au 21 septembre à de nouvelles garanties, non seulement sur les produits sensibles, au premier rang desquels la viande bovine, mais aussi sur les distorsions de concurrence, qui sont inacceptables", dans un communiqué. Pour Foodwatch, "le gouvernement sacrifie l’environnement et la santé sur l’autel du libéralisme".

Des effets jugés défavorables pour le climat

Pour tirer les "enseignements" du rapport, Jean-Baptiste Lemoyne et sa collègue Brune Poirson, secrétaire d’Etat au ministère de la Transition écologique, en ont repris plusieurs propositions.

Le gouvernement compte notamment porter à Bruxelles une proposition de réforme d’une directive européenne sur la qualité des carburants, afin de compenser les effets jugés défavorables pour le climat d’une accentuation des transports commerciaux entre l’UE et le Canada.

Les secrétaires d’Etat ne se sont néanmoins pas avancés sur l’idée de mettre en place d’un "veto climatique", expliquant que les réflexions seraient menées jusqu’à fin octobre. "On tient à prendre notre temps", a assuré Brune Poirson, pour qui le rapport sur le Ceta reste une "bonne base de travail".

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source: L’Express