Algérie-UE : un protocole d’accord sera signé fin mai

La Nouvelle République | 18-05-06

Coopération énergétique Algérie-UE
Un protocole d’accord sera signé fin mai

Le domaine de l’énergie est maintenant un des principaux volets de la coopération institutionnelle établie entre l’Algérie et l’Union européenne dans le cadre de l’accord d’association qui lie les deux parties.

C’est un des résultats de la première session, tenue mardi à Bruxelles, du Conseil d’association Algérie-Union européenne (UE), une institution commune, au niveau ministériel, créée par l’accord d’association. En effet, alors qu’il n’était pas couvert à l’origine par l’accord d’association, le secteur de l’énergie fera l’objet d’un dialogue de haut niveau et un protocole d’accord est prévu à la fin de ce mois pour définir les objectifs, les attentes et les modalités de la mise en oeuvre d’un «partenariat énergétique stratégique» entre l’UE et l’Algérie. Ce document constituera l’aboutissement de discussions techniques menées entre le ministère algérien de l’énergie et l’exécutif européen.

Des infrastructures gazières relient déjà les zones de production sud-méditerranéennes aux centres de consommation européens en transitant par des pays méditerranéens. Le gazoduc Maghreb-Europe partant de l’Algérie, traversant le Maroc et desservant l’Espagne et le Portugal, et le gazoduc partant de l’Algérie, passant par la Tunisie et desservant l’Italie, connaissent des expansions de capacité. Des sources algériennes indiquent que pour être en phase avec la nouvelle dynamique de la demande mondiale de gaz et de celle de l’Europe en particulier, et compte tenu du niveau de ses réserves gazières et des perspectives de leur évolution, l’Algérie s’est fixée comme objectif d’exporter 85 Gm3 de gaz à l’horizon 2010. Les infrastructures actuelles seront renforcées par deux projets : Medgaz et Galsi. Le Medgaz reliera, au début 2009 si tout se passe bien, l’Algérie directement à l’Espagne par voie sous-marine et permettra de livrer du gaz aux autres pays européens. Le projet de gazoduc Galsi reliera l’Algérie au Nord de l’Italie via la Sardaigne. Notons que les câbles électriques qui compléteront ces gazoducs pour l’exportation d’électricité seront interconnectés au réseau européen.

De plus, un projet de gazoduc transafricain, qui s’inscrit dans la Nouvelle initiative pour le développement durable en Afrique (NEPAD), reliera Abuja (Nigeria) à la côte méditerranéenne et contribuera à l’approvisionnement gazier de l’Europe.

La future zone de libre-échange, prévue dans l’accord d’association, met en évidence la mise en place d’une politique énergétique euro-méditerranéenne, comprenant, notamment, la modernisation des infrastructures existantes et la réalisation de nouveaux projets d’infrastructure d’intérêt commun liés à l’anneau méditerranéen du gaz. Les évaluations récentes faites par les experts confirment la tendance de la forte pénétration du gaz dans les différents usages et indiquent une importante progression de la demande en gaz.

L’Algérie est appelée à jouer un rôle stratégique croissant dans la nouvelle politique européenne de l’énergie, notamment en matière de gaz naturel liquéfié (GNL) qui est une des priorités de cette politique.

Outre l’énergie, d’autres dossiers ont été discutés au cours de la réunion du Conseil d’association Algérie-UE. M. Bedjaoui, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, s’est déclaré satisfait des résultats de cette première session marquée par un «niveau de confiance et de coopération réel». Le ministre algérien a relevé l’appui de l’UE aux réformes économiques et à la mise à niveau dans les domaines aussi variés que l’éducation, la recherche, les services, les infrastructures et les secteurs de la justice.

L’accord d’association sera adapté afin de permettre l’extension de sa ratification aux 10 pays d’Europe de l’Est et centrale qui ont adhéré à l’UE en mai 2004.

L’UE a renouvelé son soutien à l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce et s’est engagée à ouvrir les discussions sur l’attribution des visas, une question classée «prioritaire» par M. Bedjaoui. Quant à Mme Ursula Plassnik, ministre autrichienne des Affaires étrangères, dont le pays assure la présidence de l’UE, elle a souligné que l’UE «encourage à poursuivre» les réformes en Algérie et promet d’être dans ce cadre «un partenaire fiable», car l’Algérie est une «partie importante pour la sécurité, la stabilité et la coopération en Méditerranée».

18-05-2006

M’hamed Rebah

keywords:

Comment on this article

Comments

  • Algérie-UE : un protocole d’accord sera signé fin mai10-July-2009 | zino

    La French Africa Par : Y.Mérabet
    L’actuelle crise Franco-nigériane dévoile que le problème du Sahara Occidental est lié purement et simplement une affaire d’uranium. Le feu roi Hassan II du Maroc en savait plus.

    C’était déjà, au début de l’année 1981, que le spécial uranium de la Gazette Nucléaire (N° 41/42) révélait une lettre d’un conseiller de la CEE en Afrique qui montrait l’état d’ignorance quasi complet du président du Niger de l’époque sur les causes de la crise du marché de l’uranium et donc de la baisse de la rente versée à l’État nigérien. De cette ignorance, les dirigeants nigériens sont en grande partie responsables, pour ne pas s’être donné les moyens de contrôler le marché de cette substance et même de ne pas s’avoir son utilisation et maitriser sa destination. Mais cette ignorance était voulue et bien acceptée par les responsables français. En témoigne le compte rendu de la déclaration de M. Taranger, ex-directeur de production du CEA (Centre de l’Energie Atomique), à la rencontre internationale des producteurs d’uranium, à Paris, les 20 et 21 avril 1968, rencontre qui devait aboutir à la création du Cartel de l’Uranium.
    Au sujet de l’attribution des quotas pour la France, «M. Taranger, parlant pour URANEX, dit: « (...) Les officiels nigériens ont écrit aux autorités françaises pour obtenir une capacité de production supplémentaire d’uranium nigérien de 1.000 tonnes par an à partir de 1974. Les Français ont accepté avec regret, mais vont essayer de reporter d’un an la mise en production pour des motifs techniques.» Puis, constatant un certain nombre de désaccords entre producteurs d’uranium (résolus par la suite), «M. Taranger hésitait à accepter la poursuite de nouvelles rencontres (... entre producteurs d¹uranium), signalant qu’il y avait un danger de voir le nombre des parties prenantes proliférer. Jusqu’ici, les Français avaient réussi à exclure les représentants du Niger et du Gabon, mais il n’était pas certain que cette position pourrait être maintenue». Par la suite, le Cartel est ancré, les productions du Niger et du Gabon apparurent sous la dénomination de «French Africa» dans les documents internes de cette organisation. Dans le même temps, le gouvernement français a eu une politique militaire réaliste: il concentre ses efforts sur les forces d’intervention extérieures destinées à protéger les zones d’approvisionnement africaines.
    Le Niger, où se trouve l’essentiel de des intérêts miniers français, est doté d’une armée de 3500 hommes: 2800 dans l’armée de terre, 400 déguisés sous forme de coopérants techniques pouvant rejoindre les casernes à tout moment, 120 dans l’armée de l’air (8 avions de chasse et 6 hélicoptères pour la surveillance), sans char. Trois puissants voisins à surveiller qui peuvent rendre amères les relations passionnelles entre le Gouvernent Nigérien et la France: la Libye, dont les ambitions territoriales sont connues, dispose d’une grande armée; le Nigéria, qui lorgne aussi vers le Niger, a la plus grande armée d’Afrique; l’Algérie, leadership du continent africain et qui trace son axe de développement vers l’Afrique noire par le Niger.
    Il s’agit pour la France de protéger non seulement le Niger ou elle puise l’essentiel de ses ressources énergétiques, mais aussi d’espionner les pays qui l’entourent, afin de détecter toute menace de déstabilisation qui pourrait avoir des effets communicatifs et nuisibles aux intérêts politico-économiques français. D’autre part, l’expansion des programmes nucléaires nécessitera l’exploitation d’un nombre de plus en plus grand de gisements. Il est donc nécessaire de protéger les découvertes minières des diverses sociétés françaises: ainsi en est-il des intérêts des producteurs au Sahara occidental et au Maroc, aux zones de prospection de Total, PUK en Mauritanie, de celles de la COGEMA au Mali et en Guinée, des intérêts définis au Niger, au Tchad, au Sénégal, au Zaïre, en Centrafrique ou même en Angola, le champ à couvrir par les avions de reconnaissance et de combat de l’armée française est vaste. Et il ne s’agit pas seulement de préserver ces intérêts pour le long terme, mais surtout, peut-être, d’organiser la production. Les découvertes existantes et potentielles étant largement supérieures aux besoins de la consommation, il faut limiter le rythme d’ouverture de nouvelles mines, malgré les pressions des insouciants responsables des pays possesseurs de gisements africains. Les documents internes du «Cartel de l’Uranium» narrent par le menu quels artifices les responsables français ont dû employer pour limiter la production du Niger. Mais aujourd’hui, plutôt que de perdre ces intérêts dans les nouveaux gisements en cours d’ouverture dans ces pays (la concurrence est vive avec les autres sociétés européennes et surtout américaines et japonaises), la COGEMA a dû se résoudre à prendre de nouvelles et fortes participations dans les futures exploitations, opérant par manque de capitaux ces possibilités de diversification en direction d’autres pays. Il fut difficile au gouvernement de faire revenir l’empereur Bokassa sur sa volonté de confier les intérêts miniers français dans l’uranium centrafricain à une société étrangère, tout en repoussant d’année en année la mise en exploitation du principal gisement... On connaît aussi les demandes réitérées du Mali pour la mise en valeur des gisements découverts par la COGEMA sur son propre sol. Mais la palme d’or revient au roi Hassan II qui joue alternativement Américains et Français (et même parfois les Soviétiques) pour l’exploitation de l’uranium contenu dans les phosphates, en échange d’un appui diplomatique et militaire dans la guerre qu’il mène au Sahara occidental, son fils suit ses traces.
    Des clauses contractuelles favorisant les compagnies françaises Les accords portant sur l’exploitation de l’uranium dans le tiers monde ont ceci de commun:
    - aucun retour financier minimum dans le pays hôte;
    - aucun contrôle du pays hôte sur le développement de l’exploitation (rythme d’exploitation des mines, clients);
    - pas de liens avec le reste de l’économie du pays hôte;
    - absence de contrôle sur les effets sanitaires et écologiques de l’extraction et du traitement du minerai.(lire article Y.Mérabet ‘Le Quotidien d’Oran’ du 07/10/2008).
    Au Gabon, un des derniers accords de recherche et d’exploitation qui a été signé (permis de Boué entre l’État gabonais, la COGEMA et Union Carbide Corporation), l’opérateur a eu des facilités inouïes:
    - exonération de taxe pendant 7 ans;
    - droits de douane et redevance limités à 50% de la production;
    - 10% de participation dans le projet pour le gouvernement, etc.
    Cet accord est semblable à celui conclu pour l’exploitation du gisement de Mounana avec la CFMU et la COGEMA. Mais c’est à l’État gabonais d’investir pour la construction du chemin de fer, «le transgabonais», qui permettra d’apporter les matières premières nécessaires à l’exploitation et au traitement du minerai, une manière néo-colonialiste d’endetter l’Afrique.
    Au Niger, les clauses communes aux différents contrats d’exploitation sont:
    - les compagnies payent toutes les dépenses de recherche, mais le gouvernement doit payer au pourcentage de sa participation (de 30 à 50% suivant les cas) les dépenses de développement et d’exploitation, soit cash, soit en empruntant aux compagnies intéressées. En retour il dispose du même pourcentage de l’uranium produit, dont les acheteurs fixent le prix et ne sont autres, en général, que les compagnies impliquées dans l’exploitation (La Lybie semble s’immiscer dans ces genres de transactions louches);
    - enfin, il existe une clause qu’en général les pays du tiers monde refusent d’accepter lors de la négociation de leurs contrats, qui garantit aux compagnies minières qu’au cas où d’autres compagnies devraient recevoir des clauses plus favorables dans le futur, celles-ci s’appliqueraient aux contrats précédemment conclus. La COGEMA, première sur le terrain, dispose quant à elle de la «clause de la compagnie la plus favorisée».
    Un endettement forcé
    Le Niger s’est engagé dans un développement de plus en plus soumis aux fluctuations des cours de l’uranium, avec un endettement croissant pour financer l’exploitation de cette matière et des investissements des installations.
    - remboursement de ses primes de participation dans l’exploitation;
    - emprunt de 700 millions (35 milliards de francs CFA, en 1980) pour la construction du chemin de fer qui relie Cotonou à Arlit, etc.
    - achat d’un avion Boeing 737 pour transporter l’uranium vers l’Europe (14 millions de dollars);
    - construction d’une centrale thermique au charbon près d’Arlit, pour approvisionner la cité minière et les unités de production en énergie;
    - et, en projet, construction d’un aéroport international et d’une base militaire en liaison avec l’ouverture de la SMTT, où la COGEMA détient 50 % des parts; etc.
    L’essentiel des matières premières nécessaires à l’extraction de l’uranium est importé. Par exemple, le soufre pour la fabrication de l’acide sulfurique, solvant de l’uranium, vient du gisement de Lacq en France. Pour produire une tonne d’uranium, 30 tonnes de matériaux divers sont ainsi importées, ce qui nécessite un va-et-vient de camions sur un trajet long de 1.700 km! Dépendance voulue par la COGEMA, qui s’est longtemps opposée au projet nigérien d’exploitation d’un gisement charbonnier et à la construction d’une centrale thermique adjacente pour alimenter la cité minière d’Arlit, préférant les importations de fuel qui pèsent si lourdement sur les économies du tiers monde. préserver ces intérêts pour le long terme, mais surtout, peut-être, d’organiser la production. La COGEMA a un contrat d’approvisionnement de 1.000 tonnes par an à partir de l’Afrique du Sud, en échange duquel elle investit dans le développement des mines d’uranium de ce pays. D’autre part, ce sont de très grandes quantités de ‘boue jaune’ qui arrivent en France en provenance d’Afrique pour y être transformées et enrichies pour obtenir du ‘Plutonium’ avant d’être réexportées vers tous les coins du monde l’Europe ; Inde, Israël, Pakistan, Afrique du Sud, Corée du Nord, Chine, Iran, Egypte et, dit-on aussi vers l’U.R.S.S. Faudra-t-il continuer à l’Afrique de développer une activité économique prohibée. La prochaine décennie au Moins: 70% de la production sont concentrés dans cinq pays africains, l’Afrique du Sud, les États-Unis, le Canada, I’Australie, dont 52% entre la Namibie, le Niger, le Gabon et, l’Algérie, le Maroc et le Sahara Occidental pour l’uranium à base de phosphates. Et il faut entre dix et quinze ans pour réaliser la mise en production de nouvelles installations d’extraction et de traitement de minerai d’uranium sur des gisements repérés. La seule exception concerne le Maroc, où l’on pourrait extraire dans un délai de quelques années un important tonnage d’uranium à partir de phosphates, car il s’est préparé de bonheur avec l’aide de la France. Le gouvernement français serait contraint de poursuivre la livraison d’armes au Maroc pour sa guerre au Sahara occidental tout en rejetant les résolutions de l’ONU pour son autodétermination en échange de l’uranium hautement stratégique contenu dans ses phosphates. Le feu roi Hassan s’en est déjà assuré. Le 1er juin, lors d’une conférence de presse, parlant de Mitterrand, il déclarait: «Il n’y a pas à craindre qu’il arrête les ventes d’armes. La France honorera ses engagements. (...) Nous lui fournissons l’uranium extrait des phosphates. La France construit des centrales nucléaires.. nous fournissons de l’uranium à partir des phosphates, la France construira des centrales nucléaire à ceux qu’ils en veut et les approvisionnent en ‘plutonium.»
    Enfin, la France maintient toujours de fortes pressions économiques et militaires sur les pays d’Afrique, pour continuer à exploiter les mines africaines et exporter centrales et plutonium des pays comme la Corée du Sud (contrat de 13,7 milliards de F, rien que pour l’uranium!), Israël, le Pakistan et l’Inde. Serait-ce là les nouvelles relations Nord-Sud?
    Conclusion
    Continuer la politique nucléaire française en Afrique ressemblerait au choix du tout pétrole en Algérie... Elle impliquerait aussi le risque, en cas de déstabilisation du Niger, de retomber sous la domination d’un Cartel de multinationales plus modérés pour l’approvisionnement en uranium ou de tomber sous le couplet d’une OPEP africaine de l’uranium.
    Expert en énergie

    Algerian Society For International Relations
    Lire le Quotidien d’Oran du06/07/2009

    Reply to this message
  • Algérie-UE : un protocole d’accord sera signé fin mai9-July-2009 | zino

    Le Quotidien d’Oran du 06/07/2009

    Le Transsaharian Gas Pipe Service, un projet catastrophique Par : Y. Mérabet
    Au Nigeria, les violences dans le Delta du Niger, mais aussi la corruption et la désorganisation du tissu industriel freinent l’exploitation aussi bien du pétrole que du gaz, qui a souvent été brûlé au lieu d’être produit et exporté, alors que la population nigériane meure de faim. Là-bas ! Au Nigéria c’est la guerre du pétrole, au Niger c’est El Qaeda, ici en Algérie c’est le flou des prix, tout cela sont des entraves à lever avant de penser à réaliser un projet de tel envergure.

    Le Nigeria est potentiellement le plus grand producteur de pétrole en Afrique, mais dans la région du Delta du Niger, d’où presque tout le pétrole vient, les communautés locales affirment qu’elles ne profitent pas des milliards de dollars réalisés par an à partir des recettes, et accusent l’industrie pétrolière d’être la cause de l’appauvrissement de la population. Le Nigeria, situé dans le golfe de Guinée, est de loin le pays le plus peuplé d’Afrique avec plus de 140 millions d’habitants. Malgré une production de pétrole importante, le Nigeria demeure un pays relativement pauvre, en raison notamment d’une très forte corruption. La valeur de son PIB total le place à la troisième position en Afrique, derrière l’Afrique du Sud et l’Algérie. Malgré la tenue d’élections au suffrage universel, la démocratie n’est pas établie, le dernier scrutin ayant donné lieu à des fraudes massives, selon les observateurs internationaux. Les Ijaws, ethnie vivant dans le Delta du Niger, d’où sont extraits les hydrocarbures, se sont soulevés contre le gouvernement qu’ils accusent de connivence dans la pollution de l’environnement. Le MEND, mouvement d’émancipation du Delta du Niger, bien armé et bien entraîné aux tactiques commandos, s’en prend aux intérêts occidentaux au Nigéria, comme au Niger, pour eux c’est le seul moyen possible de récupérer la souveraineté nationale et lutter contre la corruption interne, mais tout cela au détriment d’une paix nécessaire pour le développement du Nigéria. Le MEND s’en prend aux intérêts étrangers en enlevant des ingénieurs contre rançons et perturbe la production pétrolière destinée à l’exportation, sabote les oléoducs : le vol et le crime deviennent l’économie du pauvre, ça ce n’est pas bon. Les ressources naturelles du sous-sol nigérian ne sont plus distribuées équitablement entre les populations défavorisées, créant de sanglantes émeutes entre musulmans et chrétiens et aussi d’autres tribus, ça aussi ce n’est pas bon. Qu’importe les résultats de l’étude, les responsables du NEPAD foncent sur le déficit lorsque les intérêts des Occidentaux sont menacés par la guerre du gaz que leur imposent l’Iran et la Russie. Ce projet, qualifié de grande envergure par les ministres du NEPAD, est en fait un projet anti-NEPAD et anti-africain. Ce projet transsaharien doit répondre au besoin de transport du gaz naturel à partir des exploitations du Nigeria encore en litige de partage de richesse entre les renégats du gouvernement et la population autochtone, en transitant par le Niger et l’Algérie autant de flou et d’incertitude pour servir la vieille Europe en quête d’énergie. L’Afrique a besoin de son gaz pour se développer et non pour le brader ‘aux pilleurs de tombeaux’, ces européens, qui ont dépouillé l’Afrique de ses richesses. Le coût global du transsaharien est estimé à 10 milliards de dollars, en plus de 3 milliards de dollars que nécessitera la collecte le long de son parcourt, l’étude prévoit un délai pour le début de l’exploitation de l’ouvrage en 2015, quant au financement il reste encore posé à un moment difficile avec la crise économique mondiale et la baisse des prix du pétrole
    Beaucoup d’étapes restent à franchir, la cessation des combats au delta du Niger, du terrorisme frontalier, la signature d’accords intergouvernementaux, l’harmonisation des normes de réalisation du pipeline, les études sur l’impact du projet sur l’environnement, le calcul du prix réel de l’unité transportée, la signature d’une directive commune entre l’Union européenne et la commission africaine chargée de gérer ce projet et, principal destinataire du gaz nigérian, le problème des frontières, l’entrée en vigueur probable des accords de l’UMP, l’inexpérience des trois pays africains pour gérer rationnellement les grands ouvrages de transport, les droits juridiques, etc.
    La grande société russe Gazprom et Total France sont intéressés par ce projet pour véhiculer le gaz africain vers l’Europe via le Sahara : un chantier de 13 milliards de dollars et du gaz pour l’Union européenne, politiquement la Russie veut renforcer le front Nord-ouest pour serrer l’étau sur l’Union Européenne qu’il souhaite faire abdiquer .
    Alors où est là l’intérêt pour l’Afrique dans ce projet? «Total pense que c’est une diversification stratégique à long terme pour le Nigeria, qui est vraiment intéressante», a dit Guy Maurice, directeur général de la prospection et de la production de Total au Nigeria, lors d’une conférence. «Je saisis cette occasion pour déclarer publiquement que Total est prêt à s’engager dans ce projet». L’Union européenne, qui reçoit 40% de son gaz et le tiers de son pétrole de la Russie, estime que le projet pourrait lui permettre de diversifier ses fournisseurs d’énergie. Gazprom, qui a dit auparavant qu’il espérait signer en mars un contrat de prospection pétrolière et gazière avec le Nigeria de 2,5 milliards de dollars, a manifesté à nouveau son intérêt pour le projet et s’est dit prêt à travailler avec Total. Nous sommes également intéressés... «Les projets gaziers du gazoduc transsaharien nous donnent l’opportunité de démontrer notre expérience», a dit Vladimir Ilianine, patron de Gazprom Nigeria. «Nous avons travaillé avec Total sur bien d’autres projets et je ne vois donc aucun motif qui empêche qu’on travaille encore avec lui sur celui-ci». Alors, où est l’intérêt africain dans cette affaire, si ce n’est une complicité collective des responsables africains du NEPAD ?
    Transsaharien, un projet du NEPAD insensé
    Le Transsaharien Service Gaz Pipeline (TSGP), d’intérêt européen, est indéfendable pour être intégré dans l’agenda du NEPAD, c’est plutôt une entrave au développement socio-économique du continent africain de soumettre nos richesses et notre indépendance au diktat de l’Union européenne. Ce projet ne pourrait être nullement comparé au fameux projet le Transafrican Gaz Iranien (TGI), qui lui aurait un impact économique de grande envergure dans l’immédiat sur l’ensemble des pays qui composent le continent. Ce sont plus de 41 pays du continent noir africain qui émergeront tous à la fois de leur éternel sous-développement. Qu’’importe les résultats de l’étude, les responsables du NEPAD foncent sur le déficit lorsque les intérêts des Occidentaux sont menacés par la guerre du gaz que leur imposent l’Iran et la Russie. Ce projet, qualifié de grande envergure par les ministres du NEPAD, est en fait un projet anti-NEPAD et anti-africain.
    Ce projet transsaharien doit répondre au besoin de transport du gaz naturel à partir des exploitations du Nigeria encore en litige de partage de richesse entre les renégats du gouvernement et la population autochtone, en transitant par le Niger et l’Algérie ou tout est flou pour servir l’Union européenne en quête d’énergie. L’Afrique a besoin de son gaz pour se développer et non pour de le brader pour faire la politique. , le coût global du transsaharien est estimé à 10 milliards de dollars, en plus de 3 milliards de dollars que nécessitera la collecte le long de son parcourt. Mais le financement reste posé.
    Beaucoup d’étapes restent à franchir, la cessation des combats au delta du Niger, du terrorisme frontalier, la signature d’accords intergouvernementaux, l’harmonisation des normes de réalisation du pipeline, les études sur l’impact du projet sur l’environnement, le calcul du prix réel de l’unité transportée, la signature d’une directive commune entre l’Union européenne et la commission africaine chargée de gérer ce projet et, principal destinataire du gaz nigérian, le problème des frontières, l’entrée en vigueur probable des accords de l’UMP, l’inexpérience des trois pays africains pour gérer rationnellement les grands ouvrages de transport, les droits juridiques, etc.
    La grande société russe Gazprom et Total France sont intéressés par ce projet pour véhiculer le gaz africain vers l’Europe via le Sahara : un chantier de 13 milliards de dollars et du gaz pour l’Union européenne.
    Le Transsaharien Service Gaz Pipeline (TSGP), d’intérêt européen, est indéfendable pour être intégré dans l’agenda du NEPAD, c’est plutôt une entrave au développement socio-économique du continent africain de soumettre nos richesses et notre indépendance au diktat de l’Union européenne. Ce projet ne pourrait être nullement comparé au Transafrican Gaz Iranien (TGI), qui lui aurait un impact économique de grande envergure dans l’immédiat sur l’ensemble des pays qui composent le continent Plaisanterie sur plaisanterie et mandat sur mandat et bluff sur bluff, le NEPAD change de vocation de constructeur à un vulgaire destructeur de l’unité africaine. Il exagère en présentant aux peuples d’Afrique noire le projet Transsaharien Gas Pipe Service comme un ‘plat de développement’ ou chaque pays du continent aura sa part, c’est complètement faux! Les parts sont bien comptées, il ny aura pas pour les plus pauvres. Le TGPS ne transporter que des ennuis du Delta du Niger à Alger, l’Algérie n’a plus l’envie de replonger sa population dans des années noires, aux empreintes encore fraiches, pour un projet qui rapporte presque rien. L’étude de faisabilité pour la réalisation du gazoduc transsaharien devant relier le Nigéria à l’Algérie via le Niger, baptisé NIGAL, confiée à la société britannique Penspen/IPA pour la somme de 2,04 millions de dollars, sort avec des résultats technico-économiques non probants et deux grandes entraves: la sécurité liée à la guerre au Nigéria et plus précisément dans le delta du Niger et le prix de revient de l’unité de gaz transportée qui dépasse le seuil de rentabilité, le gaz nigérian transporté par le TGPS sera livré à l’Europe sera plus bas que les prix pratiqués par d’autres pays exportateurs de gaz . El Watan, (Des câbles électriques vers l’Espagne et l’Italie). Les projets de liaison par câbles électriques entre l’Algérie et l’Espagne et l’Italie par voie sous-marine ont fait l’objet d’une conférence internationale organisée à l’hôtel Hilton. Cette rencontre a attiré plusieurs responsables, hauts fonctionnaires et diplomates des pays européens ainsi que les responsables des compagnies du secteur de l’énergie. Parmi les personnalités qui ont fait le déplacement, il faut noter la présence de Mario Valduci, ex secrétaire d’Etat au ministère Italien des Activités productives, Allessandro Ortiz, président de l’autorité pour l’électricité et du gaz italienne, les ambassadeurs d’Espagne et d’Italie, le directeur de l’énergie italien, le directeur général de l’énergie au ministère français de l’économie ainsi que les représentant des compagnies espagnoles et italiennes. Les projets de liaison qui sont conçus d’une manière intégrée avec centrales électriques devraient connaitre une issue favorable en 2006, selon les déclarations des différents responsables impliqués dans le dossier. Cette avancée serait marquée par la création de sociétés. Le premier projet avait fait l’objet d’un appel d’offres durant l’année 2000, sous la forme de deux ou trois centrales électriques d’une capacité totale de 2000 MW, avec un câble électrique sous-marin reliant l’Algérie à l’Espagne est toujours d’actualité. L’étude de faisabilité par l’Algeran Energy Compagy a démontré l’intérêt du projet. Il en est de même pour le projet intégré de liaison électrique par câble et par voie sous-marine entre l’Algérie et l’Italie. Le projet intégré d’une capacité de 1000 MW, composé de centrales électriques et d’un câble sous-marin, est géré par Sonelgaz et l’étude de faisabilité a montré aussi son intérêt, selon ses promoteurs Au cours de l’allocation de l’ouverture de la conférence, le ministre de l’énergie et des mines, Chakib Khelil, a indiqué que « l’objectif essentiel de cette rencontre est de susciter l’intérêt de partenaires étrangers et mettre en place des sociétés de partenariat pour l’étude, la conception, la construction, l’exploitation et le financement de ces projets d’interconnexions électriques reliées à des centrales électriques» . Après avoir rappelé que la commission européenne a classé ces infrastructures comme projets prioritaires au regard de sa stratégie énergétique et que les études de faisabilité menés par AEC et Sonelgaz ont mis en évidence leur intérêt économique et stratégique, le ministre a indiqué que « l’Algérie propose pour leur réalisation une approche basée sur les principes de la commercialité et du partenariat économique et industriel avec les compagnies énergétiques, approche qui a déjà donné d’excellents résultats pour d’autres projets déployés au sein du secteur ».Ces deux projets devraient bénéficier de nouvelles dispositions contenus dans le décret portant fixation du prix du gaz naturel promulgué en 2005. Ce décret fixe le prix des 1000 m3 à 1560 DA, ou 19,87 $, alors que la Gazprom a publié une déclaration par Alexei Miller, affirmant que "pendant une période de transition à des relations de marché dans le transport de gaz naturel à l’Ukraine, le prix peut être supérieur à 400 $ à partir du 1ier Janvier 2009. Selon le prix annoncé par le Ministre Algérien de l’énergie et des mines et stipulé par décret ministériel ci-joint, notre gaz est vendu 20 fois moins chères que celui des russes. Y-a-t-il une ambigüité dans les chiffres ou une mauvaise interprétation de notre part ?
    Conclusion : La réalisation du TGPS butera sur deux points essentiels à savoir, sa non- rentabilité économique et la violente révolte populaire du delta du Niger. C’est un projet hautement risqué pour l’Algérie.
    Additif
    Décret exécutif n° 05-128 du 15 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 24 avril 2005 portant fixation des prix de cession interne du gaz naturel. Le Chef du Gouvernement, Sur le rapport conjoint du ministre de l’énergie et des mines, du ministre du commerce et du ministre des finances; Vu la Constitution, notamment ses articles 85-4° et 125 alinéa2) ;Vu la loi n° 86-14 du 19 août 1986, modifiée et complétée, relative aux activités de prospection, de recherche, d’exploitation et de transport par canalisation des hydrocarbures, notamment son article 44 ; Vu l’ordonnance n° 03-03 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003 relative à la concurrence, notamment son article 5 ; Vu le décret présidentiel n° 04-136 du 29 Safar 1425 correspondant au 19 avril 2004 portant nomination du Chef du Gouvernement ; Vu le décret présidentiel n° 04-138 du 6 Rabie El Aouel 1425 correspondant au 26 avril 2004 portant nomination des membres du Gouvernement ; Vu le décret exécutif n° 96-31 du 24 Chaâbane 1416 correspondant au 15 janvier 1996 portant modalités de fixation des prix de certains biens et services stratégiques ; Vu le décret exécutif n° 98-265 du 7 Joumada El Oula 1419 correspondant au 29 août 1998, modifié, portant fixation des prix de cession interne du gaz naturel ;Décrète : Article 1er. — En application de l’article 5 de l’ordonnance n° 03-03 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 19 juillet 2003, susvisée, le présent décret a pour objet de fixer les prix de cession du gaz naturel livré par le producteur au marché national.Article 2eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel destiné à la production d’électricité et à la distribution publique du gaz, pour les besoins du marché intérieur, est fixé à sept cent quatre vingt dinars (780 DA) le millier de mètres cubes (1000 M3).Article 3eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel aux utilisateurs industriels, y compris les autoconsommations des unités de liquéfaction et de traitement du gaz, les besoins des unités de raffinage et des activités de transport par canalisation, est fixé à mille cinq cent soixante dinars (1560 DA) le millier de mètres cubes (1000 M3).Article 4eme. — Le prix de cession hors taxes du gaz naturel destiné à la génération électrique par un producteur d’électricité ne disposant pas d’un réseau de transport de gaz et/ou d’électricité, est égal au prix applicable aux utilisateurs industriels fixé par l’article 3 ci-dessus.Article 5eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2, 3 et 4 ci-dessus, sont applicables de manière uniforme, à travers l’ensemble du territoire national, aux points de livraison du réseau de transport du producteur de gaz naturel.Article 6eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2 et 3 ci-dessus, sont indexés, au 1er janvier de chaque année, selon la formule suivante : Prix de cession (n) = Prix de cession (i) x [ D (n)/D (i) ]x (1,05) (n-i) Où :Prix de cession (n) : prix de cession pour l’année (n) en dinars/1000 M3 ; Prix de cession (i) : prix de cession à la date d’application, de l’année (i) ; D (n) : parité à la vente du dollar US par rapport au dinar algérien, à partir des cotations publiées par la Banque d’Algérie au 1er janvier de l’année (n) ; D (i) : parité à la vente du dollar US par rapport au dinar algérien à la date d’application du présent décret. Article 7eme. — La redevance et l’impôt sur les résultats prévus par les articles 35 et 37 de la loi n° 86-14 du 19 août 1986, susvisée, seront calculés sur la base des prix moyens réalisés, qui ne sauraient être inférieurs aux prix de cession fixés dans le présent décret.Article 8eme. — Les prix de cession, fixés aux articles 2, 3 et 4 ci-dessus, sont applicables à compter de la date de signature du présent décret. Article 9eme. — Sont abrogées toutes dispositions contraires, notamment celles du décret exécutif n° 98-265 du 7 Joumada El Oula 1419 correspondant au 29 août 1998, susvisé.Article 10eme. — Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire. Fait à Alger, le 15 Rabie El Aouel 1426 correspondant au 24 avril 2005. Signé : Ahmed OUYAHIA.

    Expert en énergie

    Algerian Society For International Relations

    Reply to this message
  • Algérie-UE : un protocole d’accord sera signé fin mai20-August-2007 | DELATTRE

    je voudrai savoir si ce protocole a été signé, et dans le dommaine du lait, pourrai je avoir une copie de cette accord
    je vous remercie

    M.DELATTRE

    micheline_delattre@yahoo.fr

    Reply to this message