Commerce dans la Zone de libre-échange de l’Union africaine

Pana 25/03/2014

Commerce dans la Zone de libre-échange de l’Union africaine

Vers une facilitation du commerce dans la Zone de libre-échange de l’Union africaine

Plusieurs experts des Etats membres de l’Union africaine se sont réunis ce lundi à Dakar, dans le cadre du 6ème atelier du Groupe Technique de Travail (GTT) de l’Union africaine, pour mieux réfléchir sur la mise en place des règles d’origine de la Zone continentale de libre-échange (ZCLE) en perspective de la création d’un marché commun africain, d’ici 2017.

Cet atelier de trois jours sera une occasion pour les organisateurs et participants d’échanger sur les questions des accords commerciaux, afin de proposer un cadre des règles d’origine, permettant de faciliter la mise en place de la Zone continentale de libre-échange entre les pays africains.

Il s’agit également pour les organisateurs, de mettre en place un cadre transparent et réaliste sur les règles d’origine dans la zone Afrique pour l’harmonisation des procédures déjà adoptées par les différentes Communautés économiques régionales (CER).

L’atelier a été présidé par le directeur général des Douanes du Sénégal, M. Elimane Saliou Gningue et le chef de délégation du département Commerce et Industrie de la Commission de l’Union africaine, M. Jean-Noël François.

Selon M. Gningue, les règles d’origine permettent de déterminer le pays d’origine des marchandises dans le domaine des échanges internationaux. A cet effet, ’le fait d’établir un lien géographique qui unit une marchandise à un pays donné dont elle est réputée issue, permet de mettre en place de bonnes politiques commerciales dans le cadre des accords commerciaux préférentiels, notamment des zones de libre-échange’, a-t-il expliqué.

Dans la même perspective, M. Jean-Noël a indiqué que les règles d’origine sont vitales pour un établissement réussi de la Zone continentale de libre-échange et constituent un puissant levier dans la promotion du développement, de la croissance économique et le combat pour l’ éradication de la pauvreté en Afrique.

’Si l’Afrique, si bien dotée en termes de richesses (matières premières, minéraux stratégiques, pétrole, terres, sols fertiles, forêts, soleil, eau) mais plus encore, peuplée d’une population jeune avec d’immenses potentialités au niveau commercial, n’a pas pu dans le passé et ce pour des raisons diverses, convertir ses immenses richesses en fortune, des temps nouveaux s’annoncent pour notre mère continent’, a souligné M. Jean-Noël.

’L’Afrique est de plus en plus reconnue comme étant le prochain pôle de croissance. Il appartient à nos Etats de saisir l’occasion de cette conjoncture favorable afin que nous puissions retrouver la place qui nous est due dans les échanges internationaux’, a-t-il ajouté.

Le GTT est un sous-organe du Sous-comité des directeurs généraux des douanes de l’Union africaine (SCDGDUA) comprenant des experts en douanes, issus des communautés économiques régionales et de certaines administrations du commerce et des douanes des Etats membres, avec l’assistance de l’expertise des organismes tels que l’Organisation mondiales des Douanes (OMD) et la Communauté économique africaine (CEA).

L’ atelier de Dakar s’inscrit dans la décision prise par les chefs d’Etat et de gouvernement africains lors de la 18ème session ordinaire de leur conférence, tenue en janvier 2012 à Addis-Abeba en Ethiopie en vue d’accélérer la mise en place d’une Zone de libre-échange continentale en tant que moyen de stimulation du commerce intra-africain d’ici à 2017.

source: PANA