bilaterals.org logo
bilaterals.org logo
   

L’accord commercial entre l’Union européenne et Singapour entrera en vigueur le 21 novembre

All the versions of this article: [English] [français]

JPEG - 33.1 kb

Le Figaro | 8 novembre 2019

L’accord commercial entre l’Union européenne et Singapour entrera en vigueur le 21 novembre

avec AFP

L’accord commercial entre l’UE et Singapour, contesté par certaines ONG, entrera en vigueur le 21 novembre, a annoncé la Commission européenne après son approbation vendredi par les Etats membres. «Il s’agit du premier accord commercial bilatéral de l’UE avec un pays de l’Asie du Sud-Est, pierre angulaire d’une relation plus étroite entre l’Europe et une des régions les plus dynamiques du monde», s’est félicité le président de l’exécutif européen, Jean-Claude Juncker.

«Cet accord signifie qu’au cours des cinq dernières années, nous avons mis en place 16 accords commerciaux européens», a souligné la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, qui s’apprête à céder sa place à l’Irlandais Phil Hogan. «Cela porte à 42 le nombre total d’accords commerciaux conclus avec 73 partenaires, ce qui représente un tiers du total des échanges commerciaux de l’UE», a-t-elle vanté.

Singapour est de loin le premier partenaire commercial de l’UE au sein de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est, l’ASEAN. Le montant des échanges entre les deux parties s’élève à plus de 53 milliards d’euros de marchandises et 51 milliards d’euros dans les services. Plus de 10.000 entreprises européennes ont leur siège régional dans ce petit pays asiatique. Outre la suppression des droits de douane et des obstacles non tarifaires, cet accord commercial «de nouvelle génération» prévoit aussi des dispositions sur la protection de la propriété intellectuelle, la libéralisation des investissements, les marchés publics, la concurrence et le développement durable.

Il a cependant fait l’objet de critiques de la part de certaines ONG, comme l’Institut Veblen, Foodwatch et la Fondation Nicolas Hulot (FNH), qui l’accusent de faire courir des «risques» pour «la planète, les droits humains et la démocratie», et regrettent que le chapitre consacré au développement durable ne soit «toujours pas contraignant». Ces ONG, déjà critiques envers les précédents accord de l’UE avec le Canada ou le Japon, avaient dénoncé «le dangereux entêtement de la politique commerciale européenne au détriment des désordres sociaux et environnementaux qu’elle engendre et du besoin de transparence».


 source: Le Figaro