UE/Japon: “sommet téléphonique” pour lancer une négociation de libre-échange

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Ce “sommet téléphonique” remplace celui qui physiquement devait avoir lieu à Tokyo, en présence des dirigeants européens, mais a été reporté à la dernière minute en raison de la crise chypriote.

AFP | 25/03/2013

UE/Japon: “sommet téléphonique” pour lancer une négociation de libre-échange

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe et les présidents du Conseil européen et de la Commission européenne Herman van Rompuy et José Manuel Barroso devaient s’entretenir lundi par téléphone pour lancer officiellement des négociations en vue de conclure un accord de libre-échange, ont annoncé séparément Tokyo et Bruxelles.

Ce “sommet téléphonique” est prévu à 18H30 (09H30 GMT) pour remplacer celui qui physiquement devait avoir lieu ce même jour à Tokyo, en présence des dirigeants européens, mais a été reporté à la dernière minute en raison de la crise chypriote.

“Durant ce sommet, la partie européenne doit expliquer la situation concernant Chypre, et nous discuterons également du lancement des négociations de partenariat économique et d’un accord politique entre l’UE et le Japon”, a déclaré à la presse le secrétaire général du gouvernement japonais, Yoshihide Suga.

Le commissaire européen au Commerce, Karel De Gucht, qui a pour sa part fait comme prévu le déplacement ce lundi à Tokyo, s’est dit de son côté “heureux qu’une conversation téléphonique (entre les trois dirigeants) se tienne aujourd’hui afin de lancer des négociations pour un accord de libre-échange”.

Lors d’un discours devant des représentants des patronats japonais et européen, M. De Gucht a rappelé que la valeur combinée des économies de l’Union européenne et du Japon représentait un tiers de l’activité mondiale.

Mais il a souligné que les exportations du Vieux continent vers l’archipel avaient régulièrement reculé ces dernières années, passant de la troisième place il y a dix ans à la septième aujourd’hui. ”Il y a encore trop d’obstacles. Nous sommes confrontés à des règlements discriminatoires, à des normes différentes ou à des restrictions dans les commandes publiques”, a-t-il regretté. Il a jugé que la levée de ces barrières dites non tarifaires constituerait “la clé des négociations”.

“Nous devons inclure une clause de révision dans le mandat des négociations. Un an après leur lancement, soit autour d’avril 2014, je ferai le point sur les progrès du Japon dans l’application des feuilles de route sur les barrières non tarifaires (…). Si j’en conclue que les progrès n’ont pas été satisfaisants, les négociations seront suspendues”, a-t-il prévenu.

La conclusion d’un vaste accord de libre-échange appliqué aux biens, aux services, aux investissements, à la propriété intellectuelle et aux commandes publiques pourrait permettre à l’UE d’augmenter son PIB de 0,8%, d’après Bruxelles.

Le Japon souhaite aussi parvenir à un accord afin de soutenir entre autre ses industries électronique et automobile confrontées en Europe à la concurrence croissante de la Corée du Sud, qui a déjà conclu un accord de libre-échange avec l’UE.

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source: AFP