APE : l’étau se referme autour des Etats de la CEMAC

Le Financier d’Afrique | 31 mai 2014

APE : l’étau se referme autour des Etats de la CEMAC

A cinq mois de l’échéance d’octobre 2014, les pays de l’Afrique centrale n’ont pas encore réussi à harmoniser leur position.

Jusqu’ici la question des Accords de partenariat économiques (APE) entre les pays de la Cemac et l’Union européenne demeure toujours un serpent de mer. Sur la table des négociations rien n’avance. C’est le statut quo. En dehors du Cameroun qui a signé un accord intérimaire en 2009, les autres pays de la sous région semblent encore dubitatifs. Deux pays sont actuellement sous pression, notamment le Cameroun dont l’Union Européenne attend une ratification de l’accord intérimaire avant le mois d’octobre et le Gabon avec exclusion sur la liste des pays bénéficiaires du système préférentiel généralisé. Le sommet des chefs d’Etat avorté de Libreville aurait dû donc dans tous les cas même s’il n’était pas inscrit dans l’agenda, évoquer cette question à quelques mois de l’échéance du 1er octobre 2014.

Les pays de la Cemac doivent donc adopter une position commune sur cette question qui menace l’intégration régionale. Un aspect sur lequel les pays membres ne lésinent pas. D’ailleurs lors de la 28e session du Comité Régional de Coordination des Négociations de l’Accord de Partenariat Economique (APE), Afrique Centrale et Union Européenne qui s’est tenue du 21 au 23 avril 2014 à Douala, les pays de la Cemac ont redéfini les nouvelles exigences de la sous région sur les APE. A en croire les experts de la Cemac, il est désormais question de préserver les acquis de l’intégration régionale et les mesures de protection des petites et moyennes entreprises de l’Afrique centrale. L’objectif étant d’encourager l’intégration régionale.

Un avis que partage Youbi Lagha Pascal, président du Comité Régional de Coordination des Négociations de l’Accord de Partenariat Economique. «Les deux préoccupations dans le processus de l’APE restent la préservation des acquis de l’intégration régionale. Il faut qu’ils parviennent à renforcer notre région. L’APE qui se traduit par une ouverture, doit être accompagné des mesures pour sécuriser la mise en œuvre des petites et moyennes entreprises qui n’ont pas l’expérience pour affronter ceux du marché international. Pour cela, il faut un temps de préparation pour pouvoir négocier avec la partie européenne», soutient-il. Il insiste sur le fait que «le comité ministériel de Kinshasa a eu deux orientations essentielles. Celles de lier l’ouverture du marché à la mise en place des nouvelles négociations et de préserver les acquis de l’intégration régionale. Il faut un bloc. Il n’est pas question que pour un accord, nous soyons disloqués », a expliqué Youbi Lagha Pascal.

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source: News du Camer