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Accord transatlantique : l’agribusiness très actif

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Les Echos | Le 08/07/2014

Accord transatlantique : l’agribusiness très actif

Alors que le sixième cycle des négociations de l’accord de libre-échange transatlantique débute dans quelques jours, une étude indépendante met en lumière le rôle qu’on joué les lobbies.

Les lobbies agroalimentaires ont été les plus consultés par la Commission européenne dans la phase qui a précédé le lancement des négociations de l’accord de libre-échange transatlantique (TAFTA). C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’organisation bruxelloise Corporate Europe Observatory (CEO) réputée pour ses recherches sur le lobbying européen. Les entreprises multinationales de l’alimentation, les négociants agricoles et les producteurs de céréales ont multiplié les contacts avec le département du Commerce de la Commission européens. Au point qu’il semblerait que l’industrie agroalimentaire considère cet accord de libre-échange comme un moyen d’assurer son avenir en matière réglementaire.

« L’agriculture est un sujet particulièrement sensible dans les négociations de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis », explique Nina Hollande, chargée de projet sur l’agribusiness à Corporte Europe Observatory. L’étude de Corporate Europe Observatory ne prend pas en compte les données des organisations de défense américaines, mais « on peut supposer que les lobbies agroalimentaires sont aussi bien représentés du côté américain que leurs homologues européens », précise Nina Hollande. Certaines organisations américaines et européennes adoptent parfois des positions communes. Une situation fortement encouragée aussi bien par la Commission européenne que par l’industrie. AInsi, Croplife et l’ECPA, respectivement les organisations américaines et européennes de défense des intérêts de l’industries des pesticides, prônent une harmonisation des normes des deux côtés de l’Atlantique.

La France sous-représentée

Les lobbies les plus actifs proviennent des Etats-Unis, d’Allemagne, du Royaume-Uni voire des organisations à l’échelle européenne. A côté, les lobbies français passent presque inaperçus. Le département du Commerce de la Commission n’a rencontré les associations française de l’agroalimentaire qu’à dix-sept occasions contre 234 contacts pour les autres lobbies. Mais il ne faut pas oublier que de nombreuses fédérations françaises de défense de l’agroalimentaire sont affiliées à la COPA-COGEPA qui a elle-même été très active lors des consultations de la Commission européenne.

Benoît Theunisen


 source: Les Echos