Signature des APE : Vers une autre échéance

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(Photo : Martha Sarabeth)

Réussir (Dakar) | le 10 octobre 2009

SIGNATURE DES APE : Vers une autre échéance

REUSSIR — Pour la signature des Accords de partenariat économique (Ape), l’Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne (Ue) vont vers une autre échéance. Le Directeur du commerce extérieur, Cheikh Saadbouh Seck, a souligné a indiqué, ce vendredi, que les deux parties ne sont pas prêtes pour signer fin octobre.

L’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne (Ue) étaient convenues pour signer l’Accord de partenariat économique (Ape) en fin octobre 2009. Mais, le Directeur du Commerce extérieur, Cheikh Saadbouh Seck, a indiqué vendredi, à l’atelier de mise à niveau des parlementaires, que les deux parties ne sont pas prêtes pour signer. Elles vont continuer de discuter sur les points de divergence pour parvenir à une signature de l’accord dont la date reste à être déterminée. Comme points de divergence, le Directeur du Commerce extérieur souligne le programme relatif à l’Accord de Partenariat économique pour le développement (Paped). M. Seck explique qu’autant la partie africaine estime ce programme à 9 milliards d’euros, autant l’Ue maintient sa position de ne pouvoir contribuer que pour 600 millions d’euros. Des fonds prévus pour le 10ème Fonds européen pour le développement (Fed). Aux yeux des experts africains, il n’ya pas de surplus de financement pour aider l’Afrique.

L’autre raison, selon Cheikh Saadbouh Seck, c’est l’amélioration des listes des produits qui n’est pas encore bouclée. Le Directeur du Commerce extérieur assure que « pour ce qui concerne l’offre d’accès aux marchés, le mandat de la région, sorti du comité ministériel de suivi, c‘est de ne pas aller au-delà de 60% d’ouverture de marchés. Les experts sont en train de travailler sur la liste parce que toute liste est évolutive. En réunions sectorielles, les groupes travaillent sur la liste pour voir concrètement s’il y a des produits qu’on pourrait sortir de la régularisation. Il se pourrait qu’on aille au-delà de 60% ».

Sur les acquis, Cheikh Saadbouh Seck déclare que par rapport aux accords intérimaires par exemple, les deux parties s’accordent à suspendre la signature jusqu’en 2010. Alors que leur entrée en vigueur était prévue pour juillet 2009. Ce qui a constitué une préoccupation pour les pays de la région. Le danger indique M. Seck, « c’est que si un pays comme la Côte d’Ivoire signataire de ces accords intérimaires, se mettait à appliquer son accord, ça mettrait en péril l’union douanière. Les produits européens qui accèdent au marché ivoirien, avec nos frontières poreuses, arriveront forcément au Sénégal ». La région ouest-africaine a préparé, suite à la non-signature de l’accord au 31 décembre 2007, un chronogramme qui prévoyait de signer l’accord en juin 2009. N’étant pas prêtes pour signer, les experts des deux parties se sont donnés rendez-vous à Bruxelles pour dérouler un nouveau chronogramme. C’est ce nouveau chronogramme qui prévoit la signature en fin octobre 2009.

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source: Réussir